• Souvenirs ♥

    Souvenirs ♥

    Il arrive que parfois, en fixant n'importe quel objet quelconque, on se souvienne de choses du passé. Des petits détails qui peuvent sembler insignifiant  pour certain mais qui pour nous nous ramène dans au passé. Un cadenas, des clés, une promesse...


    La Mémoire est la chose la plus précieuse que nous ayons, car grâce à elle nos proches, nos souvenirs, nos moments de vie, grâce à elle, nous n'oublions pas tout cela.

     

     

  • Lettre à monsieur Dupré, Paris, 1896.


    Je serai la plus heureuse des demoiselles,

    Mon tendre monsieur,

    Si vous pouviez, simplement me donner votre cœur.

    Je deviendrais, si vous le souhaitez, votre belle hirondelle.

    Voir même votre belle muse,

    Mais, mon tendre bel homme, je ne demande que votre amour,

    Et cela, pour un bon toujours.

    Je vous promets d'user de toute ma ruse.


    Aimez-vous, monsieur,

    Aimez-moi, je le vaux bien.

    Aimez-moi, je ne suis pas une bonne à rien.

    Aimez-nous, monseigneur.

     

    Devrais-je vraiment vous dire, cela ?

    J'en doute,

    Pourtant, je ne veux que la vérité sur notre commune route.

    Même si je sais que je ne devrais pas...


    Je vous aime.

    Votre beauté,

    Votre vivacité,

    Je vous aime.


    Aimons-nous tant que nous le pouvons.

    Le temps ne nous épargnera pas, mon cher.

    Hâtez-vous d'aller voir mon père !

    Marions-nous tant que notre beauté n'est pas celle de souillons.

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  • Reste fière ...

    " Vois-tu mon enfant, Nous, les femmes. Nous nous devons d'être toujours belle, fière, indiscernable devant les hommes. Fortes. Les hommes nous ont longtemps cru idiotes, inutiles mais vois-tu ma petite, ce n'étaiy que des mensonges, des idioties. Nous sommes toujours là devant eux à leur faire tourner la tête, à les envoûter....

    - Mais comment pouvons-nous êtres si fortes ? Nous ne pouvons pas supporter tout le poids du Monde, grand-mère. C'est impossible !"

    La belle femme prit le visage de son adorable petite fille entre ses vieilles mains ridées cachées sous des gants de soies en souriant. Elle dit alors une chose qui resta gravée dans la petite fille à jamais.

    " Nous ne sommes pas fortes, mon enfant. Nous sommes intelligentes. Nous, les femmes, il nous faut être fortes pourtant... c'est impossible, il arrivera bien un moment où nous craquerions. Alors, il faut mettre un masque. Un masque neutre, qui n'affiche aucune expression et il ne faut jamais l'enlever devant les hommes. De manière à ce qu'ils croient que nous sommes invincibles, fières, droites, fortes.

    - Mais comment mettre un masque? Ils le remarqueront!

    - Anya... ma belle Anya... regarde-moi.... "

    La petite fille planta son regard droit dans celui de la femme qui sourit. La petite fille constata avec horreur que sa grand-mère avait perdu alors toutes ses expressions de bonté et de gentillesses. Le néant. On ne pouvait lire sur ce visage. Il en était impossible à déchiffrer.

    " Voilà mon masque. Contemple-le et reproduis-le. Il te le faudra pour le reste de ta vie."

    _____________

    La belle Anya avait gardé le masque jusqu'au bout. Lors de la mort de sa grand-mère, elle était restée fière alors que toutes et tous s'étaient effondrés. Lorsque sa jeune soeur nouveau née mourut, elle n'avait cillé. Elle était restée droite.  A la mort tragique de son père dans un accident de voiture, elle n'avait pas pleuré alors que sa mère s'était écroulée.  Elle avait vu sa mère devenir alcoolique, folle, triste, rongée par le chagrin... pourtant à sa mort, elle n'avait rien ressentie. Les accidents, les morts continuaient à affluer mais, la belle restée fière. En surface...

    ______

    La magnifique Anya continuais à garder le masque. Lors de son mariage, elle avait été heureuse et son homme avait, alors, comprit qu'elle l'aimait vraiment, il l'avait donc trompé. Fière? Humiliée, elle avait remit le masque. Son fils naquit, elle resta silencieuse en contemplant ce petit être. Il mourut la nuit suivante d'une mauvaise grippe. Elle resta droite, et seule, son mari était loin. Son mari devient brutal, elle resta fière et le résista. Son mari s'excusa et disparut encore, elle n'avait rien ressenti. Sa fille naquit. Elle vécut longtemps en méprisant sa mère et finit par s'enfuir avec un amour de jeunesse. Elle se sentait humiliée mais, elle resta fière. La fierté .... toujours rester droite.


    " Voilà mon masque. Contemple-le et reproduis-le. Il te le faudra pour le reste de ta vie."

    Anya pleurait seule devant son miroir les soirs de solitude et de tristesse. sa fille l'avait quitté en lui adressant les pires insultes, son mari la trompait tous les soirs avec sa secrétaire prétextant avoir du travail loin, sa famille était toute morte... son fils, sa sœur, sa mère, son père, sa grand-mère. Anya pleurait. Et qui donc, pouvait entendre ces larmes silencieuses, ces appels à l'aide? Personne, elle était solitaire.

    Divorce. Fière, elle reste. Sa fille revient enceinte implorant la pitié, Droite, elle continue. Sa fille meurent en donnant la vie. Elle reste indiscernable et abandonne l'enfant indigne. Pauvreté, Famine, Mal-être... alcool.... malgré tous ces mauvaises périodes, Anya reste fière et droite.

    __________

     

                    " Voilà mon masque. Contemple-le et reproduis-le.
                              Il te le faudra pour le reste de ta vie."
     

    Cette phrase a ruiné la vie d'Anya, ce masque, cette prison.... Anya a tout perdu à cause de ça. Tout.

    C'est à l'âge de 40 ans, fatiguée par la vie, triste, solitaire, brisé de l'intérieur mais entière de l'extérieur, avec ses tragiques malheurs, sa pauvreté et sa vie de prostituée qu'Anya mourut. Elle mourut seule dans la nuit, soûl, dans l'eau glacée de la Seine. Avec comme dernière pensée pour ce monde des paroles. Trop dures, trop sèches. Trop réelles.

     " Vois-tu mon enfant, nous, les femmes, nous nous devons d'être toujours belle, fière, indiscernable devant les hommes. Fortes. Les hommes nous ont longtemps cru idiotes, inutiles mais vois-tu ma petite, ce n'était que des mensonges, des idioties. Nous sommes toujours là devant eux à leur faire tourner la tête, à les envoûter... Nous ne sommes pas fortes mon enfant. Nous sommes intelligentes. Nous, les femmes, il nous faut être fortes pourtant... c'est impossible, il arrivera bien un moment où nous craquerions. Alors, il faut mettre un masque. Un masque neutre, qui n'affiche aucune expression et il ne faut jamais l'enlever devant les hommes. De manière à ce qu'ils croient que nous sommes invincibles, fières, droites, fortes.
    Ne jamais montrer ses faiblesses même dans les pires moments, il faut rester fortes. Ravale tes larmes car, ta fierté restera ta plus belle arme. Le bonheur n'existe pas. Ce n'est que le fruit de ton imagination.  Soit forte à jamais.


    Telles sont tes obligations Anya.


    - Pourquoi ne pourrais-je pas jouer avec les autres gamins grand-mère pour une fois ?

    - ANYA ! Ton langage ! On dit "Pour quelles raisons ne pourrais-je donc pas m'amuser à perdre mon temps si précieux à mon éducation à courir et sauter partout comme ces enfants incultes ? " Et la réponse est parce que tu dois être intelligente Anya! Intelligente, Fière de toi, Droite ! Coûte que coûte."

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  • Ha! though a much smaller volume these days:

    Un An.

    Un An qu'il y a ce vide dans mon cœur. Un An qu'il y a cette peine en moi. Un An que je ne cesse de penser à toi.

    Hum... What I was gonna say? (en français: Qu'est-ce que j'étais en train de dire?)

    Oh, Yes. You're gone, darling. The Last day of your beautiful life was  like yestarday for me. (Oh oui, tu es partis, chéri (mon chou, mot à remplacer par un surnom mignon.). Le dernier jour de ta magnifique vie était comme hier pour moi.)

    Je ne pensais pas que ce serait si dur de vivre sans toi, je ne pensais pas que ce serait si dur de vivre avec ça, gravé dans ma mémoire. Marqué au fer rouge dans mon histoire. J'ai une dette, je l'avoue, j'ai une dette imprimée dans ma chair à l'aide de mon sang. Ce même sang qui coule dans leur veines, ce même sang qui était dans Tes veines. Je me rappelle encore, un an après, de la froideur de tes mains qui touchaient les miennes quand tu venais me saluer. Je me rappelle encore le regard que tu me lançais quand j'écrivais quelque chose sur un papier, quelque chose de banal, sans talent, sans rien mais, qui te rendait fier. Ce regard que tu avais doux et chaleureux, ce regard tendre et aimant, ce regard d'amoureux du monde. Ce regard, tes yeux si  particulier, bon sang Tes yeux ! Je n'en avais jamais vu de tel, le meilleur des écrivains rêverait de pouvoir les décrire ! Tu avais des yeux gris, tu avais des yeux verts, tu avais des yeux bleus, tu avais des yeux marron. Tant de fragments de couleurs se mêlaient entre eux dans tes yeux ! Les yeux de la Terre. Les yeux de l'Univers. Les yeux du Rêveur. Plus je pense à toi, plus je souris. Tu m'as tellement apporté. Chaleur, Amour, Joie... Merci pour tout.

    Un An, c'est long tu sais ?

    J'ai vu des larmes sur les joues de tant de personnes en un An. J'ai vu les yeux de celle que tu aimais, se voiler de tristesse quand la nouvelle est tombée. J'ai vu le vide partout. Le néant infini. La tristesse. La rage. La colère. Tu nous avais abandonné. Nous, Tous. Tu m'avais abandonné et tu n'avais pas le droit. Voilà ce que j'ai pensé. J'avais de la colère, de la rage. Tu aurais dû te battre pour nous. Aucun d'eux ne méritaient de pleurer autant qu'ils l'ont fait. Mais je trouve que le pire c'est que je n'ai pas pu te parler. On m'a interdis de te voir, on m'a interdis de te parler, on m'a interdis de dire à tous à quel point tu avais été bon malgré le fait que la dernière blague que tu ais fais fais sois si nulle. De la rage et de la colère. Je n'éprouvais que du vide, de la rage et de la colère. Le vide est encore là tu sais.  Il y sera sûrement toujours. Mais ce que je t'ouvre choquant c'est qu'ils ont tous tords.

    Un An... What I was gonna say?

    Ils ont tous tords d'affirmer que tu es encore là, tu as disparu. Envolé. tu nous as fuit comme la peste, tu as pris la sortie du labyrinthe sans te retourner, sans nous adresser la parole, sans rien. Tu es partis en voleur, tu es partis en vainqueur. Tu es né prisonnier, tu partiras libre de tout.

    En pensant à toi, je me dis que oui tu me manques, oui l'ennui m'assaille beaucoup plus vite qu'avant mais, je me dis que le monde est mieux ainsi. Oui, je ne verrais plus ton sourire, oui je ne verrais plus tes yeux, oui ta voix ne vibrera plus jamais, oui tes mains ne prendront plus les miennes, oui je ne pourrais plus marcher à tes côtés fixant cette montagne humaine que tu es.

    Nostalgie que j'avais surmonté. Tristesse que je voulais effacer de ma vie. Des larmes coulent dans mon coeur, déchire mon âme, brûle mon être de l'intérieur ... mais .... mais .... mais je garde le sourire. Droite. Fière. Puissante. Sûre du chemin que je veux suivre et du destin que je veux tracer. Alors, oui, oui tu es mort mais, je te rejoindrais un jour et oui, à ce moment-là, nous serons à nouveau réuni.

     


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