• Mama

    J'aimerais pouvoir m'envoler, 

    Pourvoir te témoigner,

    Mes doutes, mes peurs et mes secrets.

    Intermission - Cœur de Pirate - Cœur de Pirate

    Je me souviens, en fixant la tombe de celle qui m'a si souvent réprimandé à quel point je la haïssais. Ah... Maman, si tu savais. Si tu savais ce dont tu ignores tout, tu ne m'aurais jamais autant sermonné. Si tu pouvais savoir, ne serait-ce qu'une seule chose qui aurait pu t'aider à comprendre mais non. Tu as toujours préférer l'ignorance et le doute plutôt que la vérité, c'est pour ça que je suis ici maintenant. Toute seule, devant la tombe d'une femme que j'ai plus détesté qu'aimer, que j'ai plus surnommé "La folle" ou, "la matriarche" que je l'ai appelé "Maman". Avant, peut-être que oui j'aurais pu aimer cette vie qu'elle m'a forcé à avoir mais, j'ai perdu ma maman en même temps que mon père a fuit cette "Folle" de "Matriarche". Tu as perdu la tête, maman. Tu es devenue cinglée du jour au lendemain. En l'espace d'une nuit sans cet homme, ce moins que rien comme tu disais, tu t'es transformée. Dis-moi, Maman, pourquoi m'avoir fait prisonnière de la vie dont tu rêvais? Celle que j'ai obtenu à ton inverse et qui a fait que tu me déteste. J'ai pas eu le choix moi. Je n'aimais pas danser et pourtant... J'ai danser. Tous les matins et tous les soirs. Jusqu'à l'épuisement . 

     La si do ré mi sol fa... 

    Oh, Mama... qu'as-tu fais, maman? Ma tête et mon cœur, en parfait désaccord, se battent pour savoir si je dois ou non te pleurer. C'est tellement ironique, non? Je te déteste tout en aimant le fantôme que tu m'as laissé. Le bon vieux fantôme qui a vieilli avec moi, pas celui de la morte en face de moi. L'esprit maternel qui danser avec moi, chaque fois qu'il le pouvait. Un sourire aux lèvres, nous aurions danser, maman. 

    Viens, dansons toi et moi.

    Les robes, les chignons, les chaussures et la mélodie, lente et triste comme ma vie, faisant pleurer, j'ai toujours détesté ça. T'as bousillé ma vie, Maman, comme celle de papa. J'espère qu'il t'a pardonné, lui car, moi je ne pourrais pas. Tu as brisé tout ce que tu as touché. Hey, Maman, pourquoi suis-je devant ta tombe? Où sont mes sœurs? Où sont mes frères? Où est ta mère? Où est ton père? Ils m'ont abandonné, me laissant seule avec toi et aujourd'hui, je leur rend la pareille en t'envoyer vers eux. Dans les astres, peut-être pourras-tu réaliser ton foutu rêve?

    La si do ré mi sol fa...

    J'espère. Je pris pour qu'une fois morte, tu cesses d'hanter mes pensées lorsque je danserais. Lorsque je remettrais ces chaussures de satin et de cuir brisant mes jambes. Je remettrais le fard sur mes yeux pour effacer nos ressemblances. J'enfilerais le tutu blanc et mes ailes noires et danserais devant le monde ma tristesse et ma haine. Je suis ton cygne noir, maman.

    Je n'ai pas eu le choix. 


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