• Je voudrais te dire que...

    SNK. I love pics where Eren is still a kid and Levi is an adult. MMM:

     

    Hey, papa, c'est moi.

    Je voudrais te dire une chose très importante que tu ne vas pas aimer. Tu vas être dégoûté, me déteste, te remettre en question et puis enfin, tu m'accuseras en disant que tout est de ma faute et que, ce n'est pas normal. Oui, ce n'est effectivement pas "normal" mais, pas pour les stupides raisons auxquelles tu crois. C'est Keÿn qui m'a aidé à comprendre cela et à aimer justement, cette "anormalité" de ma personne car, ce n'est pas moi qui n'est pas "normal", non, ce n'est pas "normal" que Tu que tu réagisses de la sorte, c'est tout. Tu devrais m'aimer, quelques soit les actions que j'ai pu faire et que je ferais. Oh, papa, tu vas tellement me trouver ignoble, toi qui est si parfait. 

    Parfait...

    C'est ironique, je suis rongé par la culpabilité maintenant. Tout cela à cause du fait que je connais déjà ta réaction future, toi qui est si droit et si croyant. Où est passé ton enfant? Je suis toujours là, papa, pour l'éternité. Je mens? Non, papa, je te dis justement la vérité. Celle qui est si dure à entendre, à comprendre, la vraie. Pas celle des films bidons qui passent à la télévision, ça ne serait jamais possible. Ces vies, jouées par des acteurs payés des millions pour nous occuper quarante-cinq minutes alors qu'on pourrait éviter de gâcher nos vies à les regarder jouer, ne sont pas les notre. Nous ne sommes pas comme eux, alors, papa, tu ne vas pas aimer ce que je vais te dire. 
    Mon cher et tendre papa, je suis amoureux. Comme c'est génial diras-tu! Je dois foncer? Foncer vers celle que j'aime pour éviter qu'un n'autre ne me la prenne? Oh, papa, si tu savais. On ne me la prendra pas, cette personne est en or. Pourtant, qu'importe que ses larmes soient de diamants ou de plastiques que sa peau si douce soit satiné ou toute cabossé par les éclats de bombes de la vie, tu sais, tu ne l'aimeras pas pour autant et elle ne fera jamais partie de la famille pour toi. Elle te sera étrangère. Tu ne voudras sûrement jamais parler avec elle même si elle sait ce que tu ressens. Ces parents à elle aussi n'ont pas approuvé son choix. Ils l'ont rejeté, abandonné, chassé parce qu'elle était amoureuse de moi. Je n'en peux plus de te mentir sur mes sortis du soir. Je n'en peux plus de te cacher ces sentiments de feux qui s'emparent de mon être chaque fois que je le vois! Oh, papa, tu ne vas pas être content. 

    Parfait, n'est qu'une illusion. 

    Tu te souviens de Keÿn, ce mec que j'ai croisé sur le campus sorti d'on ne sait où avec son air de mauvais gars au milieu d'une foule BCBG? Mais si, ce garçon, d'un an mon aîné qui s'était fais tabasser par sa fraternité pour s'être fait la copine du président, que j'avais ramené à la maison pour le soigner tant son air de chien battu m'avait fait pitié. Ah, oui, tu t'en rappelle. La première chose que tu lui as dis a été: "C'était un bon coup au moins, cette nana?". Il a souri et s'appuyant un peu plus sur moi en te disant, les yeux dans les yeux, "elle était extra.". Vous vous êtes foutus de ma gueule parce que je rougissais à vu d’œil mais, il y avait de quoi. Je ne comprends toujours pas le fait que vous arriviez à parler si ouvertement de sujet comme ça... mais bon. Keÿn est resté chez nous trois jours durant lesquels il m'a apprit à avoir plus confiance en moi et surtout à m'aimer. En échange, je lui ai appris à aimer comme on aime un ou une amante. A la fin de son séjour, il ne m'aimait pas - nul crainte à ce niveau là, papa, Keÿn est bien trop amoureux des femmes - mais, moi, je l'affectionnais bien, ouais. Je l'ai revu après, sur le campus, il venait souvent me voir avec mes amis mais ne restait pas longtemps. Mes amis, trop peureux, s'enfuyaient en le voyant, lui et ses tatouages. Je les aimais bien moi, ses tatous, ses piercings et ses fringues noires. Papa, je crois que c'est à ce moment où je suis réellement tombé amoureux mais pas de Keÿn non, du côté bad boy. J'ai commencé à vouloir traîner avec ses "potes", des gars aux casiers judiciaires plus remplis que nos ventres après la sortie de table chez grand-mère. C'était cool de rester avec des gens différents. J'ai appris pleins de choses avec eux comme à fumer un joint sans vomir ses tripes par exemple. Je sais papa, j'ai changé en trois mois et toi, t'as rien vu venir parce que t'étais en mission j'sais pas où en Afrique. Encore.   

    Parfait, n'est qu'une illusion. L'âme peut se ronger bien plus vite qu'on ne le pense.

    Donc, j'ai glandé à droite, à gauche, un peu partout avec lui. Je me suis fais tatoué un immense serpent dans le dos et percé le cartilage en haut de l'oreille. J'ai couché un peu avec n'importe qui, buvant avec tout le monde et m'éclatant avec Keÿn. Ouais, je me suis foutu en l'air mais, c'était génial, papa! Pour la première fois de ma vie, je me sentais vivant. Réellement. Et puis, Keÿn m'a présenté son meilleur ami, Teon, un beau garçon venu du nord des US et qui était là grâce à une bourse de sport. Papa, tu comprendras que quand tu as un breakfast accompagné de frittes devant toi, tu ne peux pas y résister. Je suis tombé amoureux, papa. Amoureux de la vie, des tatouages, des piercings, de l'alcool, de l'herbe et de Teon. J'ai passé le reste du mois avec lui et, nous sommes tombés amoureux. On n'y pouvait rien, sérieusement, alors, papa, ne me déteste pas trop ce soir. Non, dis-toi que je suis heureux même si c'est "contre-nature". Papa, ne me déteste pas. Je t'en pris. Je... Je ne suis pas désolé mais bon, voilà. Nous allons partir vers le nord, chez Teon et, nous allons vivre ensemble jusqu'à la fin de nos vies. 

     

    Sache que je t'aime, papa. Je suis Gay alors, ne me déteste pas.

    Ne te déteste pas. 

    Adam, ton fils.


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