• 07/01/16

    07/01/16

    Le: 7 janvier, 2016.

    Lieu: Paris.

    Oh, une année s'est écoulée. Déjà, le temps passe vite. J'avais presque oublié ces moments de douleurs et de larmes. Un an, c'est tellement long. Il s'est donc passé autant de chose en si peu de temps. Si les Hommes voient le temps passer à une vitesse folle, pour les morts un an ne représente qu'un battement de cil. Le dernier qu'ils ont pu faire avant de partir vers l'au-delà. Je me souviens de ce jour comme s'il s'était passé hier. Je suis arrivé dans mon collège pour une matinée "normale" sans comprendre pourquoi tant de gens étaient en noir, pleuraient ou même abordaient ce message commun. "Je suis Charlie." Cela ne veut à la fois rien dire et pourtant, tout dire. 

    "Il y a donc eu une attaque.", avais-je pensé. "C'est horrible, qu'ont donc ces gens dans leur tête?"

    Je n'ai pas compris, honnêtement. Il y avait de la peur sur le visage de certain, de la tristesse sur d'autre et puis, les derniers, bizarrement, ne ressentaient rien. Le principal du collège a prit la parole en regroupant tout le monde, élèves, enseignants et même personnels vaquant. Il nous a fait un long discourt, celui-là. Des mots revenaient souvent dans sa tirade: "terrorisme", "Devoir", "Peur","Laïcité", "Obscurantisme". D'une manière tragique, ces mots, il a dû les répéter quelques mois après, le 13 novembre. Depuis ce début d'année 2015, j'ai fais de mon mieux pour comprendre ces gens mais, plus je cherchais et moins je comprenais. Ces gens sont fous! Leur raison est stupide, la guerre n'a pas à être faite pour des choses comme ça... J'ai aussi appris et mémorisé. Il faut transmettre un souvenir universel au génération future. On ne devra pas juste leur dire: "Des assassins ont tués une centaine d'innocents pour un dieu.". Non, nous devrons leur expliquer clairement que des terroristes (voilà le mot juste et encore, pourquoi ne pas utiliser le mot "djihadistes"? Il me semble encore plus approprié.) se sont fait sauter en espérant toucher le plus de monde en faisant des bombes humaines.

    Le 7 janvier, le 9 janvier, le 13 novembre.

    Si je fais parti de ceux qui veulent se souvenir et avancer en continuant à rendre au hommage, d'autres préfères oublier et continuer leur bout de chemin. Aujourd'hui, surement beaucoup de gens ne sauront pas ce qui s'est passé.  Ils auront "oublié". On peut oublier tant de chose.


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