• 01/06/16

    01/06/16

    Le 1er juin, 2016.

    Lieu: Tsk. Aucune idée. 

     

    Y a ceux qui pleurent, ceux qui crient, ceux qui gémissent et puis..., allongée au sol, au milieux d'eux et de leurs bombes, y a moi. Qu'est-ce que je fous là, moi? Ma tête me fait mal, ma voix veut s'envoler vers le ciel mais la douleur me cloue au sol.  Mon être, prisonnier d'un étau, reste là, allongé au milieu d'un carnage. J'voudrais partir, là-haut avec les oiseaux. J'voudrais m'en aller, vers l'océan. J'voudrais courir, comme si ma vie en dépendait. J'voudrais hurler, à tout les cons qui me prennent pour leur "poto". J'voudrais taper, cracher, griffer. J'voudrais pleurer, me rouler en boule et pleurer, encore et encore. J'voudrais me battre et gagner. J'voudrais faire la paix.

    J'voudrais faire des choses aujourd'hui mais, le temps, il veut pas. Il bloque et me force à rester là. A ma p'tite place chérie, bien à l'écart, protégé des combats et des grenades. J'suis une fille de maison, pas de terrain. Alors, j'vois ceux qui vivent et, parfois, j'lai compare à moi. Au final, est-ce le prisonnier de guerre qui a des chaînes ou est-ce moi, dans ma jolie cage dorée? La société est déjà assez affreuse avec moi, pour voudrais-je me suicider en allant sur la front? P't-être pour sauver ce type, misérable, au sol dans sa cage de béton. J'voudrais p't-être l’amener avec moi dans ma cage plus grande. Qui sait?


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