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    Les pas se rapprochent, lentement. Je les entends. Vont-ils se stopper devant ma porte? Va-t-elle s'ouvrir une nouvelle fois et illuminer mon univers sombre? J'ai du mal à comprendre l'heure qu'il est. Il doit être minuit. Ou peut-être bien midi? Je ne sais plus vraiment, le temps semble éternel ici. Parce que quoi qu'il se passe, qu'importe l'heure. Dans ma tête résonneront toujours les cris et les pleurs d'une vie ancienne. De mes yeux, je verrais toujours l'obscurité de ma cellule. Et j'entendrais toujours les pas des inconnus arpentant le couloir blanc d'à côté. Demain, l'air aura cette même odeur désagréable de produit désinfectant et les chaines liant mes poignets à mon lit seront encore présentes, serrées à m'en briser les os. Simplement parce que les pas qui se rapproche n'existent pas. Et que le ciel est toujours noir même lorsqu'il fait soleil.

    La joie est morte. Vive la joie. 


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